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Blog littéraire et poétique :

Poétise ta vie

Interview Floriane @Faustruy ( twitter)

Dernière mise à jour : janv. 12


1 – Vous êtes sur twitter depuis 2011.

Que pouvez-vous dire sur la présence de la poésie sur twitter depuis 9 ans ?

On est de plus en plus nombreux à partager nos écrits sur Twitter. Lorsque je me suis inscrite

sur le réseau j’ai immédiatement cherché le mot dièse #poésie et j’ai découvert la #twittérature.


Les premiers comptes que j’ai suivis sont @noel_talipo et @tweetdepoemes, grâce auxquels j’ai fait de belles rencontres, et d’autres devenus inactifs depuis. A chaque suivi, j’envoyais alors un poème de bienvenue (souvent un haïku), pratique que j’ai abandonnée.

Avec le temps, le mot dièse #twittérature est devenu moins populaire que celui de #MicroPoésie ; j’utilise les deux. Il y a aussi de nombreux poètes qui publient sans mot dièse.

2 – Sur ce réseau social vous publiez surtout des #haïkus (et des tankas).

Pourquoi avoir choisi cette forme poétique ?


J’ai choisi de publier essentiellement des haïkus et des tankas parce que c’est la forme de poésie codifiée la plus brève qu’il existe et qu’elle convient parfaitement au réseau Twitter, surtout qu’au départ nous étions limités à 140 caractères. J’aime soumettre ma poésie aux règles de la versification.


3 – Pourriez-vous nous expliquer les règles du haïku et du tanka ?


Le haïku est un poème japonais qui célèbre la nature.

Il s’inscrit dans la forme poétique la plus brève qu’il existe sur trois vers de respectivement

cinq, sept et cinq syllabes. Quant au tanka, c’est un haïku auquel on ajoute deux vers de

sept syllabes chacun.


D’ordinaire le haïku ne rime pas mais, j’ai choisi de le contraindre un peu plus dans sa forme par la rime et d’en faire ma spécificité.

4 – Hormis ces deux formes poétiques japonaises, en écrivez-vous d'autres (poèmes japonais)?

J’ai écrit également des suites de haïkus (dans un thread) qu’on appelle des renkus (#renku)

et quelques senryus (même forme que le haïku mais caustique ou satirique).

5 – Comment avez-vous appris à écrire ces poèmes japonais et quel(s) livres

recommanderiez-vous à ceux et celles qui souhaiteraient s'exercer à ce style poétique ?

J’ai rencontré ces formes poétiques à l’université. Les articles de Wikipédia peuvent suffire

pour apprécier la culture du haïku, et internet en général, et je recommanderais de lire

l’article de @ThomasSpok sur les haïkus de Basho également.

Je travaille le haïku comme n’importe quelle forme poétique existante et codifiée.

6 – Vous êtes à l'origine du #1mot1haïku qui a du succès : depuis quand ce hashtag est-il lancé et comment vous est venue l'idée ?

L’idée m’est venue de @baffled qui réalise l’exercice en anglais sur le hashtag #HaikuChallenge tous les jours, auquel je participe quelques fois. Il y a un an et demi que j’ai mis en place #1mot1haïku.

7 – Pouvez-vous nous rappelez en quoi consiste ce hashtag et à quel moment a-t-il lieu ?

Il s’agit d’intégrer le mot que je propose dans un haïku.

Chaque session se déroule sur douze jours, chaque mois, à onze heures. Il y a une vingtaine

de participants à ce jour dont une dizaine de participants réguliers. Je pense que l’on manque

encore en visibilité.


Je suis contente de cet engagement envers mes abonnés; le défi révèle de belles choses.

J’essaie au maximum de varier les classes de mots et les niveaux de difficulté pour rendre le

défi toujours amusant et accessible à tous.


Les mots sont choisis dans mes lectures, plus ou moins aléatoirement lorsque mon réveil

sonne à onze heures.

8 – Depuis quand écrivez-vous de la poésie, et avez-vous déjà songé à vous autoéditer ou à vous faire éditer par une Maison d'édition ? Sinon, pourquoi ?


Mes premiers balbutiements poétiques datent de mes six ans, sur une dizaine de lignes rimées pour la fête des mères : « Tu es les quatre trèfles de mon bonheur / Qui s’ouvrent au fond de mon cœur ».


Depuis, j’ai toujours évoqué mes émotions en poésie. J’ai toujours beaucoup lu aussi. Et naturellement l’université m’a conforté dans mes savoirs. J’aime les codes et je suis peu à

l’aise en prose.

Il existe des maisons d’édition spécialisées dans les haïkus et je me laisserais bien tentée…

En attendant, vous pouvez lire tous mes poèmes dans l’onglet favori de Twitter !

9 – Vous êtes aussi à l'origine des comptes Poésie 140 @Fastwoosh et Poésie 280 @Delevrance.

Pourquoi, en parallèle du #1mot1haïku, sur votre compte @Faustruy, ne lanceriez-vous pas, une fois de temps en temps, le #twoosh poétique pour un défi poétique de 140 caractères et le #twoosh x2 pour un défi poétique de 280 caractères ?

L’écriture du twoosh est très peu pratiquée, mais c’est une idée !


10 – Un petit #twoosh poétique avec le mot « Papillon » pour terminer l'interview ? (facultatif)


L’ombre de ton pied qui se pose

Est une rose internationale

Un effet papillon, si j’ose

Dire une préface fatale,

Poésie qui à nous s’impose !

@Fastwoosh 23 mai 2014




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