128066230_1018121885337193_2287786865050

Blog littéraire et poétique :

Poétise ta vie

Interview Virginie de Prom'auteur

Mis à jour : janv. 15


Pour la découvrir :


https://www.prom-auteur.com

Virginie de Prom’Auteur @promauteur ( twitter )

promauteur ( Instagram )




1 – Vous êtes autrice, blogueuse et écrivaine publique.

Quel(s) statut(s) avez-vous pour ces différentes activités ?


Pour l’instant, je suis en microentreprise sous statut libéral avec le code NAF 9003B. Ce statut me permet de regrouper toutes mes activités sans avoir besoin de plusieurs statuts différents.

2 – En tant qu'écrivaine publique, qu'écrivez-vous ?


Tout d’abord, il faut savoir que le métier d’écrivain public regroupe un peu tout et n’importe quoi. Peu d’entre nous gardent cette appellation d’écrivain ou d’écrivaine publique, car elle n’est pas vraiment parlante. Notre métier regroupe les écrivains biographes, les prête-plumes, les assistants de rédaction juridique et comptable, les correcteurs, les rédacteurs de synthèses et de rapports d’études dans tous les domaines, le conseil en écriture créative, l’aide et la rédaction de courriers administratifs et personnels, l’accompagnement administratif des personnes en situation précaire ou de handicap, rédaction web, etc.

Le champ d’application de l’écrivain public est large. C’est pour cela que chacun et chacune d’entre nous choisit un titre qui définit son domaine d’expertise.

En tant qu’écrivaine publique, je n’ai jamais rien rédigé d’autre que mes guides de conseils d’écriture et mes articles de blog. Toutes mes autres prestations n’étaient que de la correction de texte, du conseil rédactionnel et de la mise en page.

Mais, depuis la naissance de ma fille, j’ai arrêté toutes ces prestations pour me concentrer sur le conseil et la formation des auteurs et autrices indépendantes.


3 – Les écrivains publics écrivent pour des particuliers et ne rentrent pas dans la case « artiste-auteur ». Est-ce que cela revient à dire que le fait d'être artiste-auteur est conditionné par le type de client pour lequel on écrit et que les particuliers excluent alors les auteurs de ce régime ?


Jusqu’au décret récent du ministère de la Culture, ne pouvaient accéder au régime des artistes-auteurs que les personnes ayant cédé les droits patrimoniaux de leurs livres.

En France, c’est le mode de diffusion de l’œuvre littéraire qui ouvre les portes du régime d’artiste-auteur et non la création en elle-même.


Dans le cas des prête-plume, par exemple, il s’agit d’une prestation rédactionnelle au même titre que la rédaction d’un CV ou qu’une lettre de motivation. Dans ce cas, le texte n’appartient pas au prestataire, mais au client. Si le client fait éditer ce texte, c’est lui qui cède ses droits, c’est donc lui qui obtient le statut d’artiste-auteur.

Avec le nouveau décret (qui n’est pas encore en application), cela ne changera rien pour les écrivains publics.

4 – Pour vous, y a-t-il une différence entre : être auteur et être écrivain public ou devraient-ils tous être considérés comme exerçant la même activité ?


Il y a une sacrée différence !


Un écrivain public est d’abord et avant tout un prestataire qui rédige toutes sortes de documents qui n’ont pas de valeur artistique. Le terme « écrivain » dans « écrivain public » est à prendre au sens premier de « personne qui rédige », pas dans le sens artistique de sa définition.

Je vous renvoie à ma réponse à la deuxième question qui illustre bien ce point : un écrivain public n’est pas un artiste.

Historiquement, on faisait appel à des écrivains publics pour lire et rédiger des courriers personnels et administratifs. Pas pour écrire des romans.

D’ailleurs, à l’origine, les écrivains publics étaient d’abord des comptables publics, il n’y a rien d’artistique dans la démarche.


À l’inverse, un auteur est défini comme étant le créateur d’une œuvre originale. Un auteur n’est pas qu’un écrivain, c’est aussi un compositeur, un illustrateur, un scénariste, un metteur en scène, un photographe…


5 – Vous êtes autrice de fantasy et sur votre blog http://www.monde-fantasy.com/creation-univers-fantasy vous donnez des conseils pour créer un univers fantasy. Avez-vous 2 ou 3 astuces à dévoiler aux auteurs qui voudraient se lancer dans l'écriture de fantasy ainsi que des livres à recommander ?


Pour écrire de la Fantasy, il faut ouvrir son esprit aux milliers de possibilités et ne pas se soucier de ce que les autres ont déjà écrit.

Ensuite, il faut s’organiser un minimum pour ne pas se perdre dans nos mondes, qui peuvent parfois être très complexes.


Au niveau des lectures que je peux conseiller, il y a :

  • Tout savoir sur la magie. Comment réussir sa magie dans un univers de Fantasy d'Emmanuel Bertrand-Egrefeuil

  • The Guide to Writing Fantasy and Science Fiction de Philip Athans

  • The complete guide to writing Fantasy de Tee Morris et Valerie Griswold-Ford

6 – Sur votre site https://www.prom-auteur.com/, vous délivrez également des conseils marketing aux auteurs. Selon vous, y a-t-il un réseau social à privilégier pour son activité d'auteur, et avez-vous des conseils marketing hors internet ?


Le réseau social à privilégier est celui sur lequel on est le plus à l’aise et où se trouve notre lectorat.

Aucun réseau n’est meilleur qu’un autre, il faut juste être au bon endroit avec les bonnes personnes.


Ma spécialité, c’est internet (avant de devenir écrivaine publique, le web était mon métier). Je n’ai donc pas vraiment de conseils pour vendre en dehors.

7 – Les blogueuses / influenceuses littéraires sont un des outils marketing pour les auteurs. Pour vos livres, faites-vous appel à des blogueuses pour chroniquer vos livres ou à des influenceuses pour les promouvoir ? Sinon, pourquoi ?


Mes livres sont disponibles en services de presse auprès de mon imprimeur, mais je ne compte pas vraiment sur les chroniqueurs et chroniqueuses.

Certes, ces personnes offrent une belle visibilité, mais ce ne sont pas elles qui permettent de faire des bons monumentaux dans les ventes (sauf cas exceptionnels).

La visibilité n’est pas une garantie de succès, car ce n’est pas parce que les personnes vous voient qu’elles vont vous lire. Je préfère miser sur une communication qui me permet de créer du lien direct avec mes lecteurs et lectrices.


8 – Vous proposez des formations. En quoi consistent-elles ?


Avec Prom’Auteur, il s’agit principalement de formations autour de l’autoédition (le marketing, l’administratif et certains aspects techniques comme la mise en page) qui seront davantage axées sur la pratique que sur la théorie (il y aura des cahiers d’exercices, des pas-à-pas, des vidéos-tutoriels…).


Pour Monde Fantasy, qui est plus tourné vers l’écriture et la création d’univers, je suis en train de mettre en place un système d’abonnement pour avoir accès à des sortes de mini-cours qui seront dispensés uniquement aux abonnés. Ils porteront sur la création de l’intrigue, des personnages, etc.

Puis, viendront des formations plus complètes sur l’écriture comme l’amélioration du style, la création d’univers… Les thèmes évolueront en fonction de la demande de mes abonnés.

Dans tous les cas, l’accent sera mis sur la pratique plutôt que sur la théorie, puisque mon but est le passage à l’action pour que mes abonnés puissent avancer dans leurs projets.

9 – En France, il existe quelques Masters de création littéraire. Recommanderiez-vous ce type de formations à ceux et celles qui souhaiteraient devenir auteurs ? Et vous-même, avez-vous suivi des formations en lien avec l'écriture ? Si oui, lesquelles et pourquoi ?


Je ne sais pas du tout ce que valent ces masters parce que j’ai vu très peu de retours.


Pour ma part, je n’ai suivi aucune formation d’écriture tout simplement parce que, quand je me suis mise à écrire, ça n’existait pas, tout simplement. J’ai tout appris sur le tas en décomposant les textes des grands auteurs, en écoutant religieusement ma super prof de français et en écrivant. Parce que ça ne sert à rien de suivre des centaines de formations si on n’écrit rien derrière. La pratique reste la meilleure manière d’apprendre.

À l’heure actuelle, je continue de me former, mais plutôt en étudiant des sujets plus poussés comme la sémiotique, la sémantique structurale et la narratologie classique en général (je ne suis pas très fan de la narratologie américaine).

10 – Un petit point d'actu …

Quels sont vos livres actuellement en vente, en cours d'écriture ou prochainement en vente ? Quels sont vos projets pour votre site Prom'auteur ?


Sur le marché, j’ai :

  • La Fuite (Neph et Shéa 1) sous mon nom de plume Aline Wheeler

  • L’Exode (Neph et Shéa 2) sous mon nom de plume Aline Wheeler

  • Le Tournoi (une nouvelle dans l’univers de Neph et Shéa) sous mon nom de plume Aline Wheeler

  • Dans les yeux de Samira (une nouvelle contemporaine) sous le nom de plume Aline Wheeler

  • L’Utilisation des temps de conjugaison en français

  • Écrire une nouvelle en 7 jours

  • Surmontez les obstacles et écrivez enfin votre roman !

  • Le journal de lectures


En préparation sur Prom’Auteur :

  • La formation à propos du marketing d’auteur

  • L’Autoédition en 101 questions

  • Une formation sur la mise en page d’ebooks

Posts récents

Voir tout

Interview Anne-Sophie Hennicker

Pour la découvrir : • https://anne-sophie5681.wixsite.com/portfolio • Anne-Sophie Hennicker @AHennicker ( twitter ) • @anajazart ( Instagram ) Question 1 – Vous avez publié « Destins croisés », tome 1