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Blog littéraire et poétique :

Poétise ta vie

Préface du recueil « Partir pieds nus »

En janvier, j'ai sollicité Alycia Bouëdron du site www.alytterature.fr, correctrice, copywriter et blogueuse, pour préfacer mon recueil poétique « Partir pieds nus ». Avec son autorisation, je vous la partage sur ce blog :



En tant qu’indépendante, j’ai le privilège, depuis deux ans déjà, de suivre le parcours littéraire de Sabrina Léger. Tantôt correctrice de ses recueils de poèmes, comme cela est le cas pour Partir pieds nus, tantôt blogueuse, à lui poser des questions pour un entretien écrit, je suis honorée de pouvoir, à mon tour, prendre la plume pour vous présenter son nouvel ouvrage.

Écrire une préface est un exercice périlleux. Outre le fait de mettre en avant une œuvre, sans révéler trop d’éléments pour ménager la surprise des lecteurs, il s’agit ici de rendre hommage à un auteur et à son travail.

Pour avoir fait de l’écriture mon métier, je sais à quel point il peut être difficile de se confronter au regard et à la critique d’un lectorat, quel qu’il soit. Cela est d’autant plus vrai pour un poète, qui dévoile, inévitablement, une grande partie de lui-même dans ses vers. Qu’importe que le sujet central lui soit intime ou non, la poésie est synonyme d’introspection, de sentiments et

de regards personnels posés sur la société.

Effectivement, Sabrina Léger nous propose sa propre interprétation, tout en nous laissant le choix d’apporter notre pierre à l’édifice. C’est ainsi que j’ai abordé la lecture de Partir pieds

nus : en gardant à l’esprit que chacun a sa vision de l’évasion, de la liberté et du bonheur,

tout simplement.

Lire est une activité que je pratique depuis de nombreuses années. J’ai alors eu l’opportunité de découvrir des univers très variés, passant de la science-fiction à la romance, mais aussi de la prose aux vers. Mon éclectisme m’a souvent poussée vers des genres littéraires dont je ne connaissais pas les codes, ou seulement partiellement. Toutefois, selon moi, s’il y a bien une donnée universelle propre à l’ensemble de la littérature, ce sont les émotions que nous pouvons ressentir lorsque nous sommes lecteurs.

Comme beaucoup d’entre nous, j’ai longtemps associé, à tort, la poésie aux cours de français dispensés pendant nos années scolaires. Ainsi, une fois mes études supérieures terminées,

j’ai quelque peu mis de côté les recueils, au profit de romans de fiction. Ces derniers avaient, jusqu’ici, le monopole pour m’aider à échapper à la réalité et m’accorder le divertissement que je recherchais tant.

Néanmoins, ma vision de la poésie a significativement évolué depuis que j’ai découvert les premiers poèmes de Sabrina Léger. Bien loin des souvenirs peu élogieux que j’avais en tête,

à savoir des phrases à la structure complexe et alambiquée, des rimes qui me semblaient peu naturelles ou des thèmes abordés qui jouaient négativement sur mon moral, les créations de Sabrina Léger ont cette faculté de nous faire voyager, géographiquement comme intellectuellement, et de nous questionner sur des sujets d’actualité ou, au contraire, intemporels.

En lisant les poèmes qui constituent Partir pieds nus, j’ai pu renouer avec ma sensibilité profonde. Je suis de nature à prêter attention aux détails et à apprécier les petits bonheurs du quotidien, comme cela a pu être le cas avec les quelques flocons de neige qui sont tombés ces derniers jours dans ma région. Ce sont précisément cette innocence, cette capacité à regarder le monde avec un regard d’enfant et cet émerveillement pour l’instant présent que Sabrina Léger a voulu retranscrire dans son recueil. Elle nous emmène dans sa propre réflexion, introduite par une photographie trouvée au détour d’un réseau social bien connu. Toute la beauté, mais aussi la justesse de l’écriture de Sabrina Léger se trouvent dans cette faculté de puiser l’inspiration dans chaque élément faisant partie de son environnement. Mieux encore, elle parvient à nous transporter avec elle dans la contemplation de cette photographie, sans pour autant nous la montrer. Sabrina Léger a pour seul outil ses mots et nous ne pouvons qu’affirmer qu’elle les manie avec dextérité.

Avant de donner la parole à Sabrina Léger, j’aimerais partager avec vous un dernier conseil : lâchez prise et laissez-vous porter au rythme des vers. Vous pourrez alors expérimenter un voyage plein de douceur.


Alycia Bouëdron Janvier 2021


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